L’enjeu économique : emploi, formation, insertion

Le projet du Grand Paris Express est un projet colossal. Avec plus de 200 km de lignes nouvelles et 2 millions de voyageurs attendus par jour, il est considéré comme le plus important chantier d’Europe de ce siècle. Plusieurs phases de perspectives de retombées économiques et d’emplois sont attendues :

  • durant les chantiers, nécessitant souvent des compétences spécifiques;
  • en phase d’exploitation à l’horizon 2022;
  • pour les opérations d’aménagement et le développement de l’activité.

En effet, le nombre d’emplois générés par sa construction et son exploitation laisse rêveur : 15 000 par an pour la construction du métro (infrastructures et fourniture des équipements et du matériel roulant) et 115 000 au total. Il en va de même pour les mutations attendues du territoire autour des gares.

Développer l’emploi local

Pour faire bénéficier de ces emplois au tissu local, plusieurs actions ont été entreprises par l’ensemble des acteurs en présence, dont le Département :

  • agir pour une connaissance consolidée et partagée des besoins en main d’œuvre induits par les chantiers (infrastructures et opérations d’aménagement) ;
  • favoriser l’accès aux emplois spécifiques ;
  • agir pour une mobilisation effective des petites et moyennes entreprises et des artisans sur les marchés proposés par l’ensemble des maîtres d’ouvrage … ;
  • agir pour mobiliser aujourd’hui les acteurs économiques de l’économie résidentielle sur les opportunités d’activités offertes par les chantiers ;
  • travailler à la relocalisation des entreprises impactées, si possible en proximité immédiate de leurs locaux ;
  • indemniser les entreprises dont l’activité économique est impactée par les chantiers ;
  • Pérenniser et diversifier l’activité des entreprises à proximité des gares.

Le Département se mobilise pour que les opportunités d’emplois bénéficient aux val-de-marnais et en particulier aux plus fragiles.

Former aux nouveaux métiers

Différentes études et démarches sont aujourd’hui conduites par les acteurs publics ou les professionnels (Direccte, fédérations professionnelles, maitres d’ouvrage) pour sérier les besoins en main d’œuvre des chantiers, durant l’exploitation et la maintenance afin d’actualiser :

  • l’évaluation des ETP nécessaires par secteurs (ex : pour le secteur du Bâtiment, nombre de charpentiers, chauffagistes, conducteurs d’engins, couvreurs, électriciens, maçons, menuisier, plombiers, terrassiers, …)
  • les fiches métiers identifiant les qualifications, savoirs faire et compétences mais aussi les leviers à activer et/ou mettre en place en termes de recrutement externe

Le Département reste mobilisé pour concourir à l’adaptation les formations aux besoins de qualifications de demain, en travaillant au côté de la Région sur la formation continue pour les salariés et les demandeurs d’emplois et en développant des parcours expérimentaux (« Classe TP », Le regard).

Favoriser l’insertion de publics éloignés de l’emploi

La Société du Grand Paris a inclus à ses marchés de génie civil une clause d’insertion équivalente à 5%.

Le Département du Val-de-Marne et l’Etat ( Direccte UD94) travaillent étroitement à mettre en place une coordination départementale des clauses sociales devant permettre d’agir en direction des maîtres d’ouvrage et d’améliorer la mise en œuvre et le suivi des clauses sociales en Val-de-Marne. L’objectif est d’être pleinement opérationnel au moment des premiers marchés, lots lancés et d’utiliser à 100% les possibilités offertes par les clauses d’insertion.