L’enjeu environnemental

Le Grand Paris Express, et notamment la Ligne de métro 15 qui forme une rocade tout autour de Paris, va permettre de réduire considérablement la circulation automobile, en désengorgeant les grands axes routiers comme l’A86. Il s’agit de la première infrastructure permettant un important report modal alors qu’il existe un réseau routier en rocade déjà constitué (périphérique, A86 et Francilienne) mais saturé. Dans le Val-de-Marne, le tronçon commun à l’A4 et l’A86 est considéré comme l’un des plus gros bouchons d’Europe. Par conséquent les émissions de gaz à effet de serre en Île-de-France en seront diminuées. Toutefois, la préoccupation à propos de l’environnement ne s’arrête pas à la pollution de l’air. Les enjeux environnementaux du projet sont multiples et pris en compte dès sa conception : qualité de l’air, préservation de la ressource en eau, nature des sols , gestion des nuisances (bruits, vibrations), protection des milieux naturels, des paysages, et du patrimoine architectural, … sont autant d’aspects au cœur de la problématique du GPE. Quel(le)s sont les moyens et méthodes de construction adaptés, réalistes, et écologiques, mis(es) en œuvre pour les gérer ?

Les objectifs principaux du métro :


Réduire les pollutions

Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre induite par le report modal, les choix en termes de matériel et d’infrastructure doivent permettent de maîtriser les pollutions.

La RATP a signé un partenariat de 3 ans avec EDF afin d’intégrer des bus 100% électriques dans son parc francilien. Elle a commencé en 2015 ses premières expérimentations de bus électriques sur 2 lignes référentes (la 147 et la 21).Le plan « Bus2025 » permettra de diminuer de 50 % le bilan carbone de la RATP. Un bon point puisque les itinéraires des bus devront évoluer afin de desservir les nouvelles gares du Grand Paris.

Une gestion durable des énergies et des ressources naturelles

La Société du Grand Paris étudie le recours aux énergies renouvelables, comme la géothermie ou le photovoltaïque, ainsi que le traitement ou la réutilisation des eaux usées issues du lavage des trains, sont également étudiés pour chaque site de maintenance ou de remisage des rames (SMI ; SMR).

Enfin, la RATP s’est dotée d’un référentiel développement durable systématiquement appliqué pour les opérations de conception: prolongement de lignes de métro, création de site de maintenance et de remisage, création de lignes de tramways, …

Les objectifs écologiques pendant le chantier :


Réduire les émissions de gaz à effet de serre

La Société du Grand Paris a mis au point « CarbOptimum », un outil qui permet d’estimer l’impact du projet en termes d’émission et de consommation de CO2 afin d’identifier les opportunités de réduction possibles et d’adapter les méthodes de construction.

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Les déblais de chantier : pour une évacuation responsable

L’association Orbival se montre extrêmement vigilante sur ce point tout particulier de la gestion des déblais de chantier. Elle entend veiller à l’évacuation des 12 millions de tonnes de déblais de terres issues du creusement des tunnels en Val-de-Marne, dans le respect des riverains et de l’environnement, ce qui constitue un véritable défi. Un Schéma directeur d’évacuation des déblais a déjà été élaboré par la SGP. Nous demandons à ce que soient privilégiés les modes d'évacuation par le fleuve et par le rail, et que pour le mode routier les distances soient les plus courtes possibles pour rejoindre les autoroutes.

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